À propos
La lumière d'abord.
Le reste suit.

L'atelier, un jeudi de novembre.
Le parcours
Tout a commencé dans la chambre noire d'une MJC lyonnaise, à quatorze ans. On m'y a appris à compter les secondes sous l'agrandisseur, et surtout à regarder une image apparaître lentement dans le révélateur. Je n'ai jamais retrouvé une émotion plus nette — mais je la cherche dans chaque séance.
Après des études d'histoire de l'art et cinq ans comme assistant sur des plateaux de mode parisiens, j'ai choisi l'inverse des plateaux : des pièces ordinaires, des lumières qu'on ne règle pas, des gens qui ne posent pas. D'abord les portraits, puis les mariages — uniquement les petits — et les commandes éditoriales qui me laissent le temps de marcher.
Aujourd'hui je vis entre Lyon et Paris, et je pars plusieurs semaines par an photographier des terres du Nord, pour des carnets qui deviennent parfois des expositions.
La lumière
« Je ne cherche pas la belle lumière. Je cherche la lumière juste — celle qui raconte l'heure qu'il est, la saison, et ce que les gens se disent sans parler. »
Concrètement : je repère les lieux la veille quand c'est possible, je note les heures où les fenêtres donnent, et le jour venu je n'impose rien. La lumière ne se regarde pas. Elle se ressent.
La manière
- 01Un échangeVingt minutes de conversation, pour comprendre ce que vous voulez garder — et vérifier que nous regardons dans la même direction.
- 02Une préparationRepérage, lumière, rythme de la journée. Vous n'avez rien à organiser pour moi : je m'insère dans ce qui existe.
- 03La séanceJe dirige très peu. Je place, j'attends, je déclenche tard. Les silences ne m'inquiètent pas.
- 04La sélectionDeux à trois semaines plus tard : une galerie privée, resserrée, dont chaque image a une raison d'exister.
Ce qui ne se négocie pas
Trois valeurs
La discrétion
Les meilleures images arrivent quand on m'oublie. Je travaille léger, sans assistant ni éclairage lourd, à la distance juste.
La lenteur
Je livre moins d'images que la plupart de mes confrères, et je les choisis longtemps. Une série courte qui reste vaut mieux qu'un disque dur plein.
L'honnêteté
Pas de retouche qui transforme les corps ou les lieux. Le grain, la brume, les défauts d'une journée réelle font partie de l'histoire.
Dans le sac
Peu d'outils,
longtemps gardés
Deux boîtiers — un numérique silencieux, un argentique moyen format pour les jours où le temps le permet — et trois focales fixes que je connais par cœur : 35, 50, 85. Pas de zoom : quand le cadre ne va pas, ce sont mes pieds qui bougent.
Le reste tient dans une phrase : de la lumière disponible, un fond de patience et des cartes mémoire doublées. Les images sont sauvegardées en trois exemplaires le soir même, développées à la main, livrées dans une galerie privée.
Entre Lyon et Paris — disponible partout en France et en Europe
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